Accueil > LIBRE OPINION

LIBRE OPINION

< 1 - 2 - 3 >

ASAF MARS 2018

LETTRE OUVERTE AUX REPRÉSENTANTS DE LA NATION.

Mesdames et messieurs les parlementaires,

  • Battez-vous pour nos blessés !

Les blessés de guerre ont des droits sur nous : c’est ce que proclament d’ailleurs très solennellement les deux premiers articles du code des pensions militaires d’invalidité  (L1 et L2) qui, loin d’avoir été remisés pour l’Histoire à l’occasion de la refonte, y ont été replacés en tête, avec valeur « proclamatoire ». 

Ce sont des créanciers de la Nation tout entière, unie et s’inclinant devant leur sacrifice. Nous avons tous des devoirs envers ceux d’hier et d’aujourd’hui, civils et militaires, qui souffrent ou souffriront dans leur chair et leur âme pendant des décennies, tandis que leurs familles en pâtiront dans  leur affection et leur vie quotidienne, pour avoir rempli la mission que la Nation, à travers le Parlement, leur a confiée.

Cette lettre diffusée alors que l’étude du projet de loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 vient de commencer, a pour objet d’attirer l’attention des parlementaires sur leurs responsabilités concernant les blessés sur les deux points majeurs suivants :

1- Le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.

Objectif : retirer de la LPM les articles 32 et 36 qui n’y ont pas leur place. (Extraits de l’étude de Maître Véronique de Tienda-Jouhet, avocat au Barreau de Paris et conseil  du groupe de travail des associations).

Détail

LA « RÉCLAMATION ».

« Les vieux ne parlent plus, ou alors seulement, parfois, du bout des yeux… » chantait Jacques Brel ; mais sans doute n’avait-il pas connu ces « vieux » bien particuliers, les anciens militaires, dont la parole, longtemps retenue sous l’uniforme, et soudain libérée à la fin de leur service actif, pouvait alors résonner, « fort et clair ».

Détail

CÉLÉBRATION DES COMBATS DE BAZEILLES

A l'occasion de la célébration des combats de Bazeilles, fête des Troupes de Marine, dans les arènes de Fréjus vendredi 31 août au soir, David Rachline, sénateur-maire de la ville, a prononcé un discours devant les autorités politiques et militaires, discours vivement applaudi par le public. En voici de larges extraits :


                                      "Soldats de l’infanterie de Marine, Soldats de France,
          Fréjus est cette année encore honorée de vous accueillir entre ses murs romains ! Vous les officiers, sous-officiers, les caporaux, les marsouins et les bigors ; vous qui héritez, 147 ans après, de la gloire éternelle d’une division mythique et héroïque. Vous les héritiers de la Division bleue, la division Marine, qui ardeur au cœur et courage à la baïonnette, a tenu à 1 contre 10 la ligne que la patrie lui avait demandé de tenir.
Je vois ici des soldats, des hommes solides, des frères d’armes qui du Mali à l’Afghanistan, du Kosovo aux rues de nos villes françaises, assurent et assument les missions qui sont les leurs. Protéger et servir, croche et tient ! Dans les déserts du Mali, dans les montagnes afghanes, au bord des routes kosovares ou en faction devant nos églises et nos monuments, vous démontrez au quotidien votre immense dignité et votre infaillible courage.
Vous avez appris à prendre exemple sur ceux qui sont passés avant vous dans cet uniforme sacré. Vous avez appris les exploits du fier commandant Arsène Lambert et de ses hommes qui défendront leurs positions à Bazeilles jusqu’aux dernières cartouches, jusqu’aux derniers souffles ! Vous avez appris le martyr des soldats de Verdun, vous avez entendu le cri des héros du Chemin des Dames, vous avez perçu la hargne des engagés en Indochine, vous avez su le courage de nos hommes en Algérie Française, vous avez vu tombé pour la France vos camarades, vos frères d’armes.

          Vous avez vécu ce que peu d’hommes vivent, vous les sentinelles de la Mère Patrie désormais attaquée jusque dans sa chair par la barbarie ignoble et lâche de la vermine islamiste ! 
En patrouille ou en faction dans nos rues, vous assurez désormais la défense de nos familles, de nos enfants et de nos valeurs.
Car la France est en guerre… Pas la même guerre qu’en 1870 lors des combats de Bazeilles mais elle est bel et bien en guerre.
Nous, de là où nous sommes, élus de la République, citoyen français, nous vous voyons, nous vous saluons, nous vous rendons un hommage sincère et nécessaire. Nous vous voyons marcher côte à côte, dormir les uns contre les autres comme le furent avant vous ceux qui étaient entassés, dans tant de boue, de sang et de larmes.
A Bazeilles, dans les tranchées de la Somme et de la Marne, dans les rizières de Dien Bien Phu, dans les rues de notre capitale, de Nice, de Saint-Étienne du Rouvray, de Magnanville, de Levallois Perret… Il pleuvait au dehors, et au dedans, la nuit était dangereuse, grise et rouge, les étoiles couvertes de larmes et d’obus. Et accotés les uns aux autres, les frères d’armes prennent leur tour de garde pour veiller sur la Nation, ils tirent pour protéger nos enfants.

          Plus que jamais, la France a confiance en son armée
Fréjus a confiance en ses troupes de marine, les Français ont confiance en nos soldats.
147 ans après, dans un contexte national et international totalement différent, les combats de Bazeilles résonnent plus fort que jamais ! Les combats qui ont fait notre nation résonnent plus fort que jamais, autant de grandes victoires et de défaites glorieuses :
Que serait la France sans son indomptable armée de Terre, sans sa fière marine, sans son honorable armée de l’air ? Que serait la France sans son roi fondateur, Clovis et ses guerriers francs ? Que serait la France sans Charles Martel abattant l’envahisseur mahométan à Poitiers ? Que serait la France sans Saint-Louis, le roi croisé, juste parmi les justes, combattant parmi ses hommes, dînant aux côtes des plus humbles ? Que serait la France sans tous ses rois et ses héros anonymes qui ont de tout temps coopérer et combattu pour un bien commun inestimable qui se nomme « Patrie ».
Des entrailles de la France sont sorties les plus belles épopées jamais racontées par l’Histoire !
Des entrailles de notre armée sont issues les plus belles légendes héroïques : Jean Bart et Surcouf, précurseurs de notre Marine victorieuse, René Fonck et Guynemer, les as de notre aviation ou encore Turenne, Condé, Bigeard, Foch, Gallieni, Lyautey… Tous ces noms résonnent pour l’éternité et constituent le plus bel héritage qu’il soit pour former nos générations futures, pour enseigner notre art militaire et notre savoir faire séculier, pour tracer une route sure et fière pour l’avenir de la Maison France.
            Forts de cet héritage et parce que ce soir nous honorons encore et toujours nos troupes de marine, nos héros de Bazeilles, nous devons ensemble retrouver cet esprit de loyauté infaillible, cet esprit de communion nationale.
Bazeilles n’est pas seulement le récit du sacrifice ultime et de la belle mort… Bazeilles c’est une page du roman national français ; ce sont des lignes de sang versé qui racontent comment des français, debout les armes à la main ont résisté jusqu’à la mort pour défendre l’honneur de la France.
C’est l’histoire de 2655 fils de France tombés au champ d’honneur ; 2655 officiers de carrière, paysans, commerçants, engagés et volontaires tombés au seuil d’une maison, car ici était la Porte de la France et ici… personne ne passe !
L’esprit de Bazeilles, c’est une Nation attaquée, meurtrie, bafouée qui se relève au cri de Vive la France ! L’esprit de Bazeilles retentit et doit retentir à chaque période de doute et d’obscurité qui recouvre la France.
Cet esprit s’est insufflé dans les cœurs des poilus, des résistants mais pas seulement, il était déjà là, inconscient, mais bien prégnant dans le cœur des Du Guesclin, des Jeanne d’Arc, des Bayard ou encore des soldats de Vendée, des grognards de la Vieille garde ou des chevaliers de l’Ost royal !

          Les marsouins et les bigors, gradés ou non, ont cet héritage dans le sang et dans le cœur. Ils se rappellent de leurs glorieux aïeux de Bazeilles : brulés vifs, fauchés par les balles ennemis, amputés par les obus prussiens, suffoquant dans la fumée noire de la mort et pourtant toujours debout au nom de l’honneur et du courage pour défendre coûte que coûte et vaille que vaille la Mère Patrie en danger ! Aucun n’a renoncé dans la nuit chaude du 31 aout, aucun n’a abandonné dans le petit matin du 1er septembre. Tous ensemble, frères d’armes, pères, maris, frères et fils de France ne cèdent pas (...) Faisant écho sans le savoir à la barbarie de l’Islamisme qui frappe désormais aveuglément la France et ses citoyens (...)
Ainsi, les combats de Bazeilles ont révélé les héros, sacrifiés sur l’autel du patriotisme, ils reposent à jamais au panthéon des braves, de ceux qui ont fait le choix un jour de défendre jusqu’à la mort, l’éternité de la France. L’éternité de la France, voilà notre projet à tous : citoyens, élus, soldats, officiers ! Sa grandeur, son témoignage, sa gloire.
Ce projet passe par plus de volonté, de loyauté, de courage et de coopération.
Plus de volonté pour rendre hommage à ceux qui nous ont précédé, plus de loyauté envers notre histoire deux fois millénaire, plus de courage pour défendre nos valeurs immuables et plus de coopération pour aider les nations et les peuples qui nous entourent et qui partagent les mêmes objectifs.
Les aider chez eux et non accueillir les misères et les reproches,
Les former chez eux et non se repentir de ce que nous sommes,
Les respecter et les entendre et non les reléguer à des aspects économiques ou sociaux !
Entendons la voix de nos aïeux, de ceux qui nous ont fait, de ceux qui nous ont légué les vastes bocages normands, les garrigues de Provence, les côtes insubmersibles de Bretagne, les forets landaises, les contreforts du Jura, les plaines de Bourgogne, les cimes des Alpes ou les iles de Polynésie !

           Entendons le souvenir du soldat inconnu, le souvenir de cette flamme ardente sans cesse ranimée. Entendons les tirs et les coups de Bazeilles, ce sont les bruits et les râles de la France éternelle. Celle qui ne concède pas, celle qui mène les autres, celle qui ne se laisse pas faire, celle qui hisse 2000 ans d’ordre romain, de bonté chrétienne, d’immenses rois et de victoires glorieuses aux cimes de la pensée !
Compagnons inconnus, vieux frères d’armes, chers visages forgés par la sueur et le sang, vous êtes les héros de toute une Nation, une nation libre et fière… qui prie pour vous.
Gloire et honneur aux troupes de marineGloire et honneur aux soldats de France : Debout les morts, croche et tient"
Et au nom de Dieu, vive la Coloniale !!! "

ASAF LETTRES OUVERTES

REACTIONS AUX PROPOS DE M. MACRON POSTÉES SUR LE SITE DE L’ASSOCIATION DE SOUTIEN A L’ARMEE FRANÇAISE (ASAF)

www.asafrance.fr

LETTRE OUVERTE DU PRESIDENT DE L'ASAF A MONSIEUR EMMANUEL MACRON.

Paris le 19 février 2017

Lettre ouverte à monsieur Emmanuel Macron,

Des médias français rapportent les propos que vous avec tenus lors de votre voyage en Algérie, dans une interview télévisée de laquelle j’extrais cette phrase délirante: « …La colonisation fait partie de l'histoire française, c'est un crime contre l'humanité, une vraie barbarie…. »

Qui êtes-vous monsieur Macron pour lancer une accusation aussi grave à l’encontre de votre pays ?

Un ignare qui ne connaît de la présence de la France en Algérie que ce que lui en a dit un professeur d’histoire en une heure de cours ? Peut-être ! Mais candidat à la présidence de la République, vous avez le devoir de connaître l’histoire des pays dans lesquels vous vous rendez et celle de leurs relations passées avec la France. Dans votre position, chaque mot compte. Vous ne devez donc pas confondre le déplacement du candidat Macron avec un voyage touristique.

Une girouette, voire une marionnette, qui pense pouvoir changer d’avis en fonction de son interlocuteur ou du pays dans lequel il se trouve ? Peut-être cela se pratique-t-il dans certains milieux, mais quand on ambitionne de servir la France au plus haut niveau de l’Etat, quand on doit être prêt à engager des hommes dans la guerre et exiger d’eux le sacrifice suprême, un minimum de clairvoyance, et de constance dans la stratégie s’imposent. Quelle confiance pourriez-vous inspirer aux soldats en tant que chef des Armées françaises ? De quelle crédibilité pourriez-vous bénéficier auprès d’alliés et de partenaires ?

Un idéologue intellectuellement proche des « porteurs de valises du FLN » qui ont trahi la France et ses soldats en collaborant avec les terroristes poseurs de bombes qui assassinaient des civils désarmés à Alger et à Paris ?

Vos propos sont inacceptables pour tous les Français qui ont œuvré pendant des décennies dans les colonies et protectorats français ou pour leurs descendants. Relisez l’Histoire de France ; apprenez ce qui a été réellement fait en Algérie durant 130 ans par les fonctionnaires, militaires et colons français. Vous découvrirez ainsi qu’en 1962, le pays auquel vous venez de rendre visite était le pays le plus développé du continent africain !

Vos propos, baignant dans une repentance nauséabonde, maladive et destructrice, insultent tous les Français, de toutes origines, qui aiment leur patrie et croient en elle. Ils vous dénient maintenant le droit de parler un jour en leur nom, ainsi que de représenter la France que vous semblez ne pas connaître et que vous n’hésitez pas à condamner à seule fin de servir vos ambitions personnelles.

Indignes d’un candidat à la magistrature suprême, vos propos auront au moins eu le mérite de lever le masque et de vous révéler à l’opinion !

Henri PINARD LEGRY Président de l’ASAF

Diffusé par l’Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF) sur le site www.asafrance.fr

Source : ASAF

Détail

LETTRE OUVERTE

A MONSIEUR MACRON
Du général de Corps d’Armée (2S) Michel Franceschi 

Ancien Inspecteur des Troupes de Marine, héritières des Troupes Coloniales, j’ai l’impérieux devoir de prendre es qualité leur défense morale, en réaction à votre diabolisation de la colonisation. Ma carrière d’officier colonial épanoui, à la charnière de la colonisation et de la décolonisation de l’Afrique, me confère le double caractère d’acteur de terrain et de témoin privilégié. Je me sens donc parfaitement qualifié pour vous administrer une salutaire leçon d’histoire que vous n’aurez pas volée.

 Tout d’abord, je dois vous rappeler que la conception de l’épopée coloniale de la France fut l’œuvre de grands Républicains appartenant au Panthéon de votre obédience politique. N’est-ce pas Jules Ferry qui a voulu « porter la civilisation aux races inférieures » ? Albert Sarraut a défini notre « politique indigène comme étant la Déclaration des Droits de l’Homme interprétée par Saint Vincent de Paul » (sic). De son côté, Léon Blum a déclaré en 1925 à la tribune du Palais Bourbon  « il est du devoir des races supérieures de venir en aide aux races inférieures ». Et honni soit qui mal pense de ce vocabulaire !!!

Les prestigieux artisans de cette grande œuvre humaniste s’appelèrent Gallieni, Lyautey, Savorgnan de Brazza, Auguste Pavie, Charles de Foucauld et autre docteur Schweitzer, figures de proue d’une nombreuse cohorte de valeureux exécutants plus humbles. Résumons leur œuvre à l’essentiel. Ils ont d’abord libéré les populations autochtones du joug sanguinaire de ce que l’on a appelé les « rois nègres », à la source de l’immonde chaîne de l’esclavage qu’ils ont aboli. Ils ont mis un terme aux perpétuelles guerres tribales qui saignaient à blanc le continent africain, apportant un siècle de « paix française ». A défaut d’une totale liberté qui n’était pas l’aspiration prioritaire, ils ont apporté l’Ordre et la Justice de nos admirables administrateurs coloniaux. Ils ont éradiqué les épidémies qui anéantissaient des tribus entières. Ils ont fait disparaître les endémiques famines qui  aggravaient la dépopulation.

Libre à vous, monsieur Macron, de penser que les conquêtes de la Liberté, de la Paix et de la Santé sont des crimes contre l’humanité !

Il est de notre devoir de Français d’honorer la mémoire de tous ceux qui ont laissé leur vie dans cette grandiose aventure humaine dont nous devons être fiers. J’ai pu me recueillir sur bon nombre de  leurs sépultures, qui jalonnent notre épopée coloniale. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour remédier à leur état lamentable, jusqu’à m’attirer les foudres d’une administration lointaine. En ces lieux émouvants, cadres et simples soldats côtoient leurs frères d’armes du service de santé, particulièrement éprouvés par leur place en première ligne des épidémies. Ces Français de condition modeste avaient votre âge, monsieur Macron. Ils avaient quitté courageusement le cocon métropolitain pour servir la France au loin sans esprit de lucre et au mépris des dangers encourus. Alors, de grâce, daignez leur accorder un minimum de respect.

Voilà, monsieur Macron, ce que j’ai eu à cœur de vous dire. Au Tribunal de l’Histoire devant lequel je vous ai fait comparaître, je laisse à votre conscience et au suffrage universel le soin de prononcer le verdict.

 

< 1 - 2 - 3 >

Haut de page

Propulsé par CakePHP | Création de site Internet